
La Luciole bien dissimulée derrière Erwan le jeune
intrigant venait de reconnaître la reine Zhuleï en
personne, la souveraine de Zurkhane la capitale du
nord. Fortement étonnée de sa présence sur l'île des
Songes habituellement interdite aux non initiés, elle
devina instantanément qu'il se tramait ici des choses
de la plus haute importance, voire même assez
graves, pour qu'une personnalité de si haut rang se
déplace ainsi elle même jusqu'ici.
Mais ce qui fit réellement sursauter la Luciole plus
que tout autre chose, se fut la présence du prisonnier,
un mage du nouvel Ordre des Ombres que la reine
avait emportée dans ses bagages. Quel évènement
pouvait ainsi justifier un tel risque que d'amener ici
sur cette terre sacrée un ennemi de cet envergure.
Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus avant à
cette énigme, quand un puissant courant d'air la
fit basculer de son point d'appui. Elle eut juste le
temps d'apercevoir le grand dragon blanc se saisir
du pauvre Erwan ainsi débusqué et s'éloigner avec
sa proie à une vitesse vertigineuse.
Dans l'impossibilité de poursuivre la créature à
cette allure, elle sentit sa mission lui échapper, il
lui fallait très vite réagir face à ce coup du sort.
Le cortège sur le quai de l'embarcadère s'étant mis
en route vers le coeur de la cité, la Luciole s'en
remit à son instinct et décida tout de même de
tenter de retrouver le jeune humain, pensant qu'il
serait toujours tant pour elle d'éclaircir la situation
un peu plus tard.
Le jour se levait doucement et le soleil commençait
à percer les quelques nuages éparts qui survolaient
l'île quand la Luciole après quelques heures d'errance
et au bord de l'épuisement retrouva enfin la trace du
dragon et de l'humain. Elle les aperçut au loin juchés
sur une falaise escarpée surplombant une magnifique
crique au sud de l'île. S'approchant avec une
prudence extrême pour ne pas attirer l'attention, elle
vit le dragon blanc se tenir droit, majestueux et
imperturbable au dessus du jeune homme qui pestait,
râlait, hurlait même, se démenant comme un damné
après son ravisseur. Mais celui ci ne bronchait pas
et restait là à contempler l'humain gesticuler avec
frénésie sur le bord de la falaise les poings tendus
en guise de protestation. La Luciole pouvait sentir
tout la colère et toute la détresse de l'humain, elle
eut même pitié de lui quand le dragon sans prévenir
décolla et s'envola abandonnant le jeune fougueux
à son triste sort.

( illustration 1: Meilin Wong - illustration 2: Hildebrandt )
A suivre...

Maël suivait le Prieur d’un pas résigné, extrêmement
perturbé par la réaction excessive de son ami mais
encore plus angoissé par la confrontation qui
l’attendait désormais avec le grand Ordonnateur.
Il tentait tant bien que mal de chasser les idées noires
qui lui envahissaient l'esprit, quand le Prieur bifurqua
vers les annexes du temple au lieu d’y mener le jeune
homme directement.
"Mais ou allons nous donc Prieur?"
Celui-ci fit brusquement volte face vers Maël et de
sa voix rauque derrière son visage masqué lui intima
fermement l'ordre de se taire, tout en ajoutant,
"Nous devons te préparer pour la cérémonie. Tu ne
peux décemment te présenter ainsi devant le grand
Ordonnateur et ses hôtes."
"Une cérémonie ? Des hôtes ? De mieux en mieux"
Pensa Maël se gardant bien de répliquer de visu,
devant le regard pénétrant que lui lança le Prieur qui
poursuivi son chemin sans aucune autre explication.
L'air devint subitement très lourd et pesant pour
le jeune homme dont l'appréhension monta encore
d'un cran et pour qui les évènements allaient
vraiment beaucoup trop vite.
Maël se retrouva ainsi quelques instants plus tard dans
une somptueuse salle tapissée sur tous les murs des
plus belles reproductions d’Arryl la déesse des Songes,
ou s'étalaient au plafond de gigantesques fresques tout
en relief, avec au centre un immense lustre suspendu
fait de millier de perles de diamant éclairées de part et
d’autre par des torches incandescentes dont le reflet
dans les pierres précieuses agissait comme un prisme
absorbant et rediffusant la lumière en une pluie
dansante de couleurs magnifiques et envoûtantes.
Une pléiade de servantes et de serviteurs commença
alors à s’agiter autour du jeune homme dans un balai
insolite parfaitement synchronisé et dans un silence
presque religieux. On lui fit prendre un bain dans une
eau parfumée aux senteurs enivrantes, on lui rasa
consciencieusement le crâne avec dextérité, on lui
appliqua délicatement des baumes enchanteurs sur
le corps, on lui peint le visage et les bras de runes
ancestrales et sacrées, on l’habilla des tissus et des
étoffes les plus précieuses, dignes d’un prince.
Maël se laissa ainsi apprêter pendant des heures
sans mot dire, bercé, choyé et dorloté par les mains
expertes des adeptes du temple, basculant peu à peu
dans un état second ou il laissa vagabonder son
imagination, s’évadant vers des contrées chimériques.
Le visage souriant d’une merveilleuse jeune femme
lui apparut alors dans un accoutrement identique
au sien, lui ressemblant étonament parfaitement.
Il senti l'aura de son double féminin envelopper tout
son être, et son corps se détacher doucement du
monde réel puis il sourit à son tour comme apaisé
par cette sensation de bonheur intense.
Maël n’était plus tout à fait lui même quand le Prieur
revint le chercher pour le mener jusqu’au temple.
Il traversa ainsi les coursives et les nombreux
couloirs d'une démarche hypnotique, le cœur léger,
libéré de toute angoisse et de toute peur.
Il arriva enfin dans la grande salle des prières ou une
étrange assemblée semblait attendre sa venue. Il
observa d’un air lointain et détaché les différentes
personnalités installées en arc de cercle de chaque
côté de l’autel ou se tenait le grand Ordonnateur de
l’ordre des Songes dans sa longue robe de cérémonie.
Le Prieur entama un chant sacré à la gloire de la
grande déesse Arryl, peu à peu reprit en cœur par
toute l’assistance pour emplir la salle entière d'une
atmosphère presque céleste.
Maël s’approcha alors de l’autel, confiant, habité par
cette force nouvelle qui venait l’étreindre à nouveau,
comme si plus rien ne pouvait l’atteindre en cet instant.
( illustration 1 Guildwars - illustration 2 A.Andrew Gonzalez ) A suivre...

Erwan tout à sa colère et se sentant lésé dans cette
histoire, commença à gravir la côte qui menait au palais
de la cité, quand il aperçu plus bas des flambeaux
s'agiter dans la crique portuaire de l'île. Il distingua
vaguement un navire qui accostait en toute discrétion,
les Cors de l'Observateur n'ayant pas retentis pour
avertir les autochtones d'une nouvelle arrivée comme
il se faisait habituellement l'étonna d'autant plus que
cela s'ajoutait à toute cette série de mystères qui
s'abattait sur l'île en ce moment. Doublement intrigué
et malgré son envie pressante de s'expliquer avec le
grand Maître, la curiosité l'emporta et il rebroussa
chemin rapidement pour aller voir ça de plus près.
Arrivé à l'embarcadère, Erwan s'approcha sans un
bruit et se glissa discrètement derrière quelques
caisses de marchandise à proximité du galion.
Prudemment et retenant son souffle il observa le
cortège insolite débarqué sur le quai ou se tenait
à sa grande surprise Maître OwënStorm en personne
revêtu de ses plus beaux costumes d'apparats et
accompagné de quelques hauts gardes du temple
d'Arryl, prêts à recevoir ces invités inattendus.
Un jeune femme élancée aux cheveux d'ébène et
d'une beauté froide, habillée comme une reine,
s'approcha lentement du Maître d'une démarche
martiale, suivie de près par un colosse de deux
mètres de haut, voire plus, à la peau fortement
burinée avec à ses côtés un être plus trapu tout
encapuchonné dont on distinguait à peine le
visage plus proche du félin que de l'humain.
Derrière eux se regroupèrent une vingtaines de
gardes impériaux du nord, dans leurs armures de
guerre terrifiantes, bardées de pointes acérées sur
le casque et les épaules. Erwan eut un frisson de
peur et fut parcouru d'une sensation de malaise
quand il distingua un mage noir aux yeux d'effroi,
enchaîné au milieu des soldats.
Il vit le Maître s'incliner respectueusement devant
la Dame, c'était la toute première fois qu'il le voyait
se comporter de cette manière devant quelqu'un et il
en déduit que cette majesté devait être de très haut
rang pour que le Maître lui même agisse ainsi.
Malheureusement pour lui Erwan ne pouvait entendre
se qu'il se complotait d'ou il était placé et il voulu
se rapprocher encore plus près pour tenter de capter
la discussion. Mais la curiosité lui fit commettre
grande imprudence et soudain un grand dragon blanc
se dressa au dessus de sa tête et le saisi de ses
immenses griffes. Erwan n'eut ni le temps de réagir
ni le temps de comprendre se qui lui arrivait, qu'il
se retrouva ainsi suspendu dans les airs, gesticulant
dans tous les sens et jurant tout ce qu'il savait.
"Hey lâches moi maudit dragon! C'est pas des
manières ça! Je ne faisais rien de mal! Je jetais juste
coup d'oeil! C'est vraiment rien du tout! Y a pas de
quoi en faire un plat!"
Mais Erwan avait beau dire et beau faire ses
protestations restèrent sans réponse, Adrâzaël
l'emportait inexorablement vers les cieux.

( illustration 1: Cabral Ciruelo - illustration 2 Matt Wilson )
A suivre...

Le parcours du combattant
Fort de son succès toujours grandissant, le salon du
livre à Paris a encore accueilli cette année quelques
174 000 visiteurs. Avec sa pleïade de personnalités et
de vedettes en tous genres et ses longues scéances de
dédicaces ou ses différents forums le salon était axé
cette année sur la francophonie.
Mais qu'en est il au juste de la SF et de la Fantasy,
genres souvent décriés par les esthètes et les culs serrés?
Et bien rassurez vous amoureux des mondes
imaginaires, la Fantasy se porte bien, même si les
éditeurs dits spécialisés sont encore peu nombreux,
le genre trouve sa place chez la plupart des grandes
maisons d'éditions avec son espace réservé. C'est
d'autant plus flagrant dans les éditions pour la jeunesse
et donc de bon augure pour l'avenir du genre qui suscite
de plus en plus de vocations, surfant sur la vague du
succès de la saga d'Harry Potter, ou des films du
Seigneur des anneaux et du monde de Narnia qui ont
relancés l'intêret du grand public. Les plus jeunes
découvrent ainsi les grands auteurs du genre et ses
grandes sagas magiques et fabuleuses.
Mais la médaille a aussi son revers. L'expansion étant
telle ces dernières années que l'on y trouve aussi tout
et n'importe quoi, du bon et du moins bon, du très bon
parfois et quelques excellences qui arrivent à s'extraire
de la masse. Devant l'avalanche de titres présents sur
le salon, il devient alors extrèmement cornélien de faire
les bons choix. J'ai donc décidé de m'organiser cette
année un parcours draconnien, à la recherche de
quelques nouveautés traitant de nos chers amis
écailleux ou de quelques trésors cachés plus anciens.
Et bingo! Puisqu'en me balladant du côté des bretons,
et oui quoi de mieux pour les légendes que nos amis
celtes, je suis tombé sur l'excellent ouvrage
Le livre des dragons et du petit peuple

Sorti en 2002 et en offre exceptionnelle pour le salon
à 20 euros au lieu de 35 euros, et qui manquait
cruellement à ma collection draconnique, puisque
c'est certainement l'un des meilleurs ouvrages sur le
sujet avec le cultissime Les dragons de Cabral Ciruelo
et le génialissime Sur la piste des dragons oubliés
d'Elian Black Mor. Cet album est superbement illustré
par Gwenran accompagné par les textes de Patrick Le
Goux. Note de l'éditeur:
"Sans doute l'ignoriez vous, mais le tout premier monde que Dieu
créa fut raté ! C'est ainsi que le Petit Peuple se retrouva logé dans
les entrailles de la terre en compagnie des plus terrifiantes des
créatures : les dragons. « Jamais l'engouement pour les dragons,
les korrigans et autres créatures n'a été aussi fort, et pour s'en
convaincre, il suffit de visiter n'importe quelle librairie, de consulter
le web ou de s'intéresser aux jeux de rôle... C'est peut-être le signe
que ces créatures se préparent à envahir le monde ? »
Une raison incontournable de faire l'acquisition du superbe ouvrage
que Patrick Le Goux vient d'écrire sur le sujet en compagnie de
l'illustrateur Gwenran."
Fort de cette première trouvaille dans ma besace je
poursuis mon petit bonhomme de chemin chez les
bretons ou je me rachète au passage un excellent dico
breton/français, ça sert toujours pour l'écriture, je
me dirige tout naturellement vers le stand des éditions
Au bord des continents ou je craque pour de superbes
illustrations tirés de leurs divers ouvrages.
Et sur qui je tombe? Patrick Jézéquel le co auteur
des textes de Sur la piste des dragons oubliés, très
sympa, on discute le bout de gras (ou le bout de
dragon comme vous voulez) et il m'apprend que le
tome 2 est actuellement en préparation par Elian Black
Mor, la sortie étant prévue pour novembre 2006.
Mais il me fait part également d'un événement
important qui a immédiatement émoustillé ma
curiosité, une future exposition sur les dragons
qui se tiendra à Paris du 5 avril au 6 novembre 2006

Cette exposition sera accompagné d'un ouvrage complet
sur le mythe de nos chers compagnons ...Dragons des
sciences, des religions, de la littérature, de l’art et des
anthropologues... En librairie le 30 mars 2006.

Sur cette excellente nouvelle je reprends le cours de
mes pérégrinations, pas très loin d'ailleurs, chez AK
éditions, ou j'ai la chance comme l'ami Baldwulf de
rencontrer Alain Kerlidou le co auteur du Grimoire
des êtres féeriques Encore une discussion très
sympathique ou j'apprends encore qu'une suite à
L'herbier Féerique est là aussi en préparation pour
la rentrée 2006. Ayant déjà la plupart des ouvrages
présentés sur le stand, je me contente de quelques
cartes postales pour ma collection d'illustrations.
Je repars à nouveau avec des images plein la tête
et je file chez Bragelonne. Bon là évidemment, je
suis obligé de squatter un bon moment, vu la
production de la boite et les auteurs présents pour
les dédicaces. Le seul souci c'est que soit j'ai déjà
les bouquins à la maison, soit je ne connais pas du
tout les univers des auteurs présents pour ces
fameuses dédicaces. Enfin celà ne m'empêche
aucunement de papoter histoire de s'informer.
Puis je me décide finalement pour l'achat du
tome 1 des Larmes d'Artamon

"Seigneur des neiges et des ombres"
de l'anglaise Sarah Ash, premier volume d'une trilogie
qui à l'air prometteuse. Et dans la foulée je me prends
également le 5éme tome de L'épée de vérité de sieur
Terry Goodking

Quelques blablas plus tard j'ai juste à traverser l'allée
pour me retrouver illico presto chez Nestiveqnen pour
jeter un petit coup d'oeil sur leurs nouveautés et que
vois je pauvre de moi La voix des dragons de Didier

Quesnes sorti en mai 2005 et faisant suite au premier
tome La dragonne sorti en 2002. Devinez à qui j'ai
pensé à ce moment là? Allez hop dans la besace.
Et voilà déjà un billet de 100 euros envolé et je n'en
suis qu'à la moitié de la journée (heureusement que
j'avais fais mes petites économies). Une petite pause
déjeuner s'impose alors, histoire de méditer à la suite
du progamme, car il ne s'agit pas d'exploser le budget
non plus (enfin ayant prévu royalement 200 euros en
tout et pour tout à moi de bien placé le reste de petits
soussous).
Un sandwich et une bibine plus tard me revoici parti
à l'assaut du salon, les éditions Mnémos et Oxymore
étant étrangement absentes, je m'en vais faire un tour
vers les gros stands ou je furète un peu partout. Chez
Bayard je choisis L'Ainé la suite d'Eragon du jeune

Christopher Paolini (et oui encore une histoire de
dragon), un gros pavé. Et là, la besace commence
sérieusement à peser, mais n'écoutant que mon grand
courage, je retourne au combat, Hachette et sa
branche Calman Levy ne sont pas très loin et il y
règne une certaine agitation autour d'une certaine
nouvelle trilogie très interressante et je me laisse
séduire par "L'enfant de la prophétie", premier tome
de Le livre des mots de J.V Jones, une somptueuse

jeune femme m'en dit le plus grand bien, à tel point
que je me demande qui m'a séduit le plus dans cette
histoire? Enfin pas fou le gars, après une bonne demi
heure je lui glisse tout même ma carte de visite dans
sa petite mimine avant de repartir (on ne sait jamais).
Un peu plus tard c'est chez Albin Michel que j'atteris
et je découvre également quelque chose de très
sympathique pour mes neveux, une autre saga
intitulée Magyk de Angie Sage, dans la droite lignée

des aventures d'Harry Potter et qui je pense comblera
tous les amoureux de l'apprenti magicien. Au diable
l'avarice et j'embarque les deux volumes direct.
La journée est bien avancée à présent et ma bourse
presque à sec, enfin il me reste encore quelques
kopecs et je sais déjà ou je vais investir. Je me traine
péniblement vers les éditions du Pré aux clerc ou
j'avais déjà reperé deux petits guides très amusants
et surtout très détaillés d'Edouard Brasey,

et Le guide du chasseur de fantômes

vu que j'avais déjà fait l'acquisition il y a quelque
temps du Manuel du chasseur de vampires d'un
autre auteur Constantine Gregory sur le même
principe, chez le même éditeur et qui m'avait bien
emballé.
Voilà cette fois ci j'ai les poches vides et le dos bien
cassé, après encore quelque blablas par ci par là
histoire de caser un peu de pub pour mon boulot
et pour mon blog, la journée s'achève doucement
sur ce salon du livre. Je regagne difficilement la
sortie chargé comme un bourricot, à tel point que
les gens ont l'air de me prendre pour un fou, je
passe le controle devant le vigile éberlué, je lui fais
mon plus large sourire et je lui refile une carte de
visite pour l'amadouer.
Enfin dehors!!! Bon et ben il ne me reste plus qu'à
trouver un taxi (le métro laisse tomber). Bon tout
va bien, ce n'est pas ce qui manque dans le coin.
Cinq minute plus tard je pose mes bagages et je
m'installe tranquillou sur la banquette arrière ou
je commence sérieusement à ma m'assoupir.
Hou la la, quelle journée mon seigneur!!!
Adunaphel
( photo salon: Mikael Demets - Evene )

-"Oyé oyé bonnes gens!
-Avez vous vu passer ce manant?"
-"Non non, je vous assure mon Sieur l'agent!"
-"Ha que ceci est bien intriguant!"
-"Ne m'en parlez pas, à qui le dites vous sergent!"
-"Et bien qu'allons nous faire maintenant?"
-"Peut-être prendre d'autres renseignements?"
-"Bonne idée que voilà, allons voir les paysans!"
-"Et ben tiens, en voilà un justement!"
-"Hep vous la bàs, arrêtez vous un instant!"
-"Oui mon Sieur, que me vaut cet empressement?"
-"Nous sommes à la recherche du printemps!
-Par hasard l'auriez vous vu récemment?"
-"Ha dam ça non, de nos jours tout fout le camp!"
( photo Jean luc Mathivat - source Linternaute Magazine )






