ONIRISME

 

Salut à toi ô voyageur !

Sauras tu trouver

Le passage secret

qui mène

Au livre d'or,

De l'Erwin Pale ?

 

Artiste: Thomas Raine

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Mardi 16 mai 2006

"Warriors la partie commence!

Warriors la partie commence tout de suite!

Warriors la partie est commencée!

Warriors la partie commence!

Warriors la partie est commencée!"

Loin de la fantasy mais plus proche de ma jeunesse ces

phrases résonnent à nouveau dans ma tête ravivant les

souvenirs glorieux du passé. Nul doute que celà doit

aussi titiller la mémoire de certains autres vétérans.

(n'est ce pas cousin?).

Scandée d'une voix éraillée qui monte en intensité au

son de canettes de verre entrechoquées par le Rogues

"barjot" à la fin du film cette phrase reste à jamais

gravée dans ma mémoire (allez savoir pourquoi?).

Pourquoi parler de ce film aujourd'hui me demanderez

vous (peut-être)? L'actualité bien sur!

Tout d'abord le jeu vidéo sorti au mois de novembre

2005 (oui je sais, ce n'est pas de la nouvelle fraîche!),

mais c'est que je viens d'acquérir le jeu pour la modique

somme de 9 euros (neuf), alors je ne me suis pas privé

voyez vous, à ce prix là!

C'est vrai qu'à sa sortie je me suis méfié de cet énième

adaptation de film en jeu vidéo, car jusqu'à présent

rares sont les jeux qui sont arrivés à la hauteur de la

licence surtout à 60 euros le jeu à sa sortie

(franchement c'est abusé pour tous les jeux!!!).

Mais pour le coup bien m'en a pris et c'est

même une excellente affaire.

Mais le super scoop c'est que je viens d'apprendre que

mister Tony Scott en personne travaille actuellement

sur le remake du film, affaire à suivre donc.

J'en frémis d'avance quand on connait un temps soit

peu la qualité et la valeur des oeuvres du bonhomme.

Inutile de vous dire que je suis impatient de voir ça, et

j'en entends déjà baver derrière moi.

Avant toute chose, reconstituons l'histoire et le

contexte. Le film de Walter Hill (1979) est une

adaptation libre du roman de Sol Yurik paru en 1965, 

qui lui même est inspiré du récit grec de Xénophon

"The Anabisis", ou il est question d'un héros Cyrus

parti en expédition contre son frère le roi de Perse.

Mais Cyrus se fait tué au cours de cette expédition.

S'en suit alors le retour mouvementé des troupes

grecques en territoire ennemi pour retourner au pays.

Le roman de Yurik transpose l'histoire dans une

Amérique de la fin des années 70, ou les gangs et les

loubards remplacent les valeureux grecs. Il nous

conte l'histoire de jeunes désabusés qui s'organisent

en bandes et autres gangs pour pouvoir survivrent

et exister dans cette société dont l'évolution les

dépasse, et qui par là même se stimulent dans une

surenchère de débauche et de défis immoraux.

Le livre est en cela beaucoup plus violent que le film,

(tout comme le jeu d'ailleurs). Dans le récit nous

sommes plus proche de l'univers d'Orange mécanique

d'Anthony Burgess, ou ces adolescents et ces jeunes

adultes, pillent, violent et tuent à tour de bras comme

une lettre à la poste.

Point de tout celà dans le film qui reste malgré tout

"politiquement correct" quand on pense qu'il a été

taxé d'appel à la violence lors de sa sortie. Et c'est là

que je me marre car pour le coup aujourd'hui en 2006,

la réalité a de loin dépassée la fiction.

Sol Yurik est il un visionnaire ou un simple témoin de

son temps? Allez savoir!

Quoiqu'il en soit le film de Walter Hill arrondit un peu

les angles et éradique les scènes trop violentes pour

l'amérique puritaine. Et finalement au revisionnage

quelques années plus tard, le film parait très soft au

vu des productions actuelles qui sont largement pour

certaines bien plus violentes et explicites qu'à l'époque.

Mais l'intérêt de la chose n'est pas là bien évidemment,

le film dégage une certaine atmosphère et une intensité

particulière, se déroulant uniquement la nuit pour se

terminer sur la plage du Coney Island au petit jour.

Walter Hill nous emmène sur les traces du gang des

Warriors conviés au grand rassemblement de tous

les gangs de la ville organisé par Cyrius le grand chef

des Riffs voulant unifié tout ce petit monde pour

pouvoir tranquillement règné sur la ville. Belle utopie!

Car manque de bol pour lui, dans la foule de tous ses

convives, il y a le barjot de service un membre des

Rogues qui descent d'un coup de flingue le dit Cyrius

juste pour le plaisir de foutre la merde.

Et non content d'avoir descendu le grand manitou,

voilà t'y pas que le gars nous dénonce les Warriors

dans la foulée. Du coup Cléon le chef du dit gang se

fait purement et simplement massacrer pendant que

tout le monde se barre dans tous les sens parce que 

les flics en embusquade ont vite fait de rapliquer aussi.

Du coup c'est le gros bordel et on retrouve notre bande

de Warriors pourchassé à tort et à travers par tous les

gangs de la région et de tous les flics du conté, avec

une seule idée en tête, celle de retourner au bercail

au plus vite. Seulement voilà Coney Island c'est le bout

du monde par rapport à Manhattan. Imaginez vous

pour voir, à traverser tout Paris à pince pour regagner

vos pénates au pas de course, poursuivi par une bande

de fous furieux qui ne pensent qu'à vous faire la peau,

et qu'un de ces connards ait la bonne idée de foutre

le feu au métro.

Pas facile, hein?

Et c'est là que commence le parcours du combattant.

Un parcours semé d'embûches, d'affrontements divers,

de piège en tout genre, de fuite en avant, de séparation

et de rebondissement pour finir sur une plage du

Coney Island, on peut rêver mieux comme le souligne

Swan désormais le chef de guerre. Dans le film nous

suivons l'itinéraire d'une bande de jeune de petits

délinquants qui n'ont rien à voir avec l'esprit plus

"malsain" du roman, ces personnages nous deviennent

beaucoup plus attachants, voire plus humains avec

toutes leurs faiblesses, et c'est peut être en cela que

je m'étais attaché à ces anti héros à l'époque, car

quelque part ils me ressemblaient, ou tout du moins

voulais je bien le croire.

Film culte pour certains, film ringard pour d'autres,

ou même sans intérêt pour la plupart, c'est ici que

l'on mesure l'impact des choses sur notre propre

existence et notre subconscient. Puisque juste après

cette expérience cinématographique et littéraire je me

suis mis en tête d'écrire à mon tour un récit bien

Warriors dans l'âme sur une bande de potes bien

désoeuvrée et à extrapoler sur un possible avenir

de cette fameuse bande de oufs que nous formions

à l'époque.

Il est là, à la maison, bien caché (sous scellés), qui dort

paisiblement depuis toutes ces années, mais qui sait,

un jour peut être que ce gang de Warriors viendra

vous casser la baraque!

Sans doute que quelque part suis je un éternel guerrier

de la nuit! Vas savoir!!!

La suite c'est par ici
par ADUNAPHEL publié dans : CINEMA

FANTASTIQUE

 

 

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