
Décidément La Fourmiz est à l'honneur
en ce mois de mai.
Après avoir dignement fêté son anniversaire,
Sugi remporte haut la main la palme d'or
du 1001ème commentaire sur mon blog.
Je vous invite donc tous chers visiteurs à découvrir
l'univers de cette petite Fourmiz fort sympathique,
la plus gentille, la plus généreuse, la plus charmante
la plus tout quoi, de la blogosphère.
N'hésitez pas à lui laisser à votre tour
1001 commentaires pour 1001 et une pattes.
Parce qu'elle le vaut bien!!!
Gros bisous ma Sugi et merci pour tout tes coms.
Bravo championne!

Un très grand merci à vous tous voyageurs de mondes
et visiteurs de tous horizons pour vos commentaires
et vos encouragements, c'est grâce à vous que ce blog
continue à progresser et à évoluer.
A bientôt!
Adunaphel

La vigie postée sur la hune annonça l'approche
imminente des récifs Elkärans, nommés ainsi en
hommage au dieu de la terre Elkär, qui associé aux
pouvoirs d'Ekësha la déesse des eaux, formaient une
chaîne naturelle volcanique d'une puissance inouïe,
surgissant des mers ne laissant qu'un passage étroit
et tortueux aux travers des nappes de lave incendiaire.
C'était là, le seul passage praticable donnant accès
à l'Ile des Songes pour les marins les plus expérimentés
et qui contibuait grandement à alimenter la légende de
cette barrière en fusion, cette partie du monde que
certains hommes appelaient aussi la Mer de feu de par
l'ampleur de ce curieux phénomène.
La reine Zhuleï qui avait troqué ses fastes parures
royales contre un uniforme plus approprié à la
navigation supervisait elle même les manoeuvres de
l'équipage auprès de son capitaine juché sur le balcon
du pont arrière. Cette partie de la traversée étant des
plus périlleuse, elle s'inquièta des acrobaties de Maël
à la proue, qui semblait comme hyptotisé par ce
spectacle en tout point étonnant et envoûtant mais
aussi terriblement dangeureux pour qui manquait de
prudence et d'attention.
Elle envoya son fidèle "lieutenant" à tête de félin,
le visage toujours dissimulé sous son épaisse capuche,
quémandé le jeune téméraire.
-"Kûgär, ramènes moi cet inconscient ici, veux tu!"
A peine avait elle prononcé ces mots, que celui ci
tel un chat, bondit par dessus la rambarde du balcon,
sa cape s'étant déployée plein vent, donnant ainsi
l'impression de planer. D'un saut prodigieux sous les
yeux éberlués de l'équipage il atterit en douceur près
du mât d'artimon. Puis ensuite il traversa le gallion
royal en longeant le bastingage, filant d'un pas rapide
et léger vers l'avant en évitant avec une parfaite agilité
les hommes aux manoeuvres et leurs cordages, ses
pieds touchant à peine le plancher. Il termina sa course
par une formidable extension qui le propulsa d'un seul
coup sur le pont avant.
Pour les yeux les plus attentifs, la scène ne dura que
quelques secondes et l'être félin s'était déjà hissé à la
hauteur de Maël l'audacieux sans que celui ci ne s'en
aperçoive un seul instant, happé qu'il était par la
magnificence de la nature en effervescence.
Le jeune homme fut à tel point surpris qu'il failli
en perdre l'équilibre ainsi brusquement tiré de sa
rêverie. L'intervention soudaine de cet être fort
déconcertant qui se présenta à lui à visage découvert,
sa capuche s'étant décrochée lors du dernier saut,
laissa Maël perplexe. Il n'avait jamais cela de toute
sa jeune vie, personne ne lui avait jamais parlé de
l'existence de tels êtres. Ces yeux aux iris de chat, ce
nez aplati tel un museau, cette fine bouche qui
laissait entrevoir des canines assérées, ce visage
recouvert d'une fine couche de duvet ocre brun.
Tout rappelait l'animal dans cet être gracieux et
sauvage à la fois. Le jeune homme fut encore plus
étonné quand la créature s'adressa à lui par un
chuintement prononcé dans un dialecte inconnu.
-"Al bäran Kûgär, Rävôr!"
-"Désolé l'ami mais je ne comprends pas ce langage."
-"Pardon jeune Maître, c'est une facheuse habitude.
Je me présente, je suis Kûgär du peuple Fäelor, au
service de la reine Zhuleï.
-"Enchanté Kûgär, mais pourquoi m'appeles tu jeune
Maître"
Le Fäelor paru surpris à son tour d'une telle question.
-"N'est ce pas point là votre titre jeune Maître de
Rêves?"
Maël hésita un instant avant de répondre ne s'étant
jamais vraiment préoccupé des titres de scéances
jusqu'à présent.
-"Il paraîtrait que ce fut là mon futur titre en effet,
bien que pour certains de mes pairs je ne sois encore
qu'un apprenti. Pour l'intant présent appele moi Maël,
ça sera plus simple"
-"Rävôr, c'est comme cela que mon peuple vous
appelle, jeune Maël!"
Le jeune homme sourit
-"Merci pour l'information l'ami, va pour Rävôr dans
ce cas, je ne voudrais point offusquer ton peuple."
Les présentations étant faites Kûgär annonça le but de
son intrusion.
-"La reine m'envoie vous avertir qu'il serait plus
prudent pour votre sécurité de la rejoindre à
l'arrière. Nous allons traverser d'ici peu une zone de
très fortes turbulences et elle préfère vous savoir
auprès d'elle pour se faire."
Maël acquiesça à contre coeur, frustré de devoir
quitté sa place de spectateur privilégié, enivré qu'il
était par ce grand air marin qui lui cinglait le visage,
et son crâne lisse tout frais rasé à présent. Il suivi le
Fäelor jusqu'à la poupe et alla rejoindre la reine qui
s'agitait près de la barre. Il fut émerveillé par son
aisance à évoluer parmi les marins qui semblaient
tous lui vouer une admiration sans borne ainsi qu'un
profond respect à l'égal des plus grands navigateurs.
Aucun homme ne bronchait, tout l'équipage s'attelait
à la tâche au diapason dans un même élan.
Ce côté "militaire" la rendait bien plus resplendissante
aux yeux de Maël, faisant ressortir une nature bien
plus puissante et farouche qu'il n'y paraissait au prime
abord sous ses accoutrements royaux.
En la voyant ainsi haranguer les matelots dans sa
combinaison de cuir noir qui épousait parfaitement
ses formes, renforcée de jambières, d'épaulières et de
brassards, Maël ne pu s'empêcher de penser à son
ami Erwan, tant l'air de famille était alors évident. ( illustration 1: Sandrine Gestin - illustration 2: dessin d'après une photo de peinture sur corps de Guido Daniele ) A suivre...

Le Puissant des Mers, le navire de Zhuleï fendait les
Mers Etincelantes toutes voiles dehors à présent.
Le soleil couchant emplissait l'horizon d'une ligne
rouge orangée, ondulente, comme si des flammes
s'animaient au dessus de l'océan. Les hommes
appelaient ce phénomène "la barrière de feu", mais
plus qu'un simple phénomène, cette illusion ou ce
mirage était en fait une protection magique, et divine
selon certains contre les intrusions non désirées sur
l'Ile des Songes. Malheur à celui qui n'avait pas été
convié en ce lieu sacré.
Maël, intrépide, dressé derrière la figure de proue
sculptée à l'éfigie d'Ekesha la déesse des eaux,
profitait extasié du spectacle qui s'offrait à lui.
Il avait entendu tant de choses sur les légendes des
Mers Etincelantes, qu'il n'en revenait pas lui même
d'être ainsi aux premières loges en partance pour la
grande aventure.
Bien sur il y avait eu cet instant douloureux, ce fort
pincement au coeur, au moment de quitté cet havre
de paix, son refuge depuis quinze ans déjà, ou il avait
connu la sérénité et lié des amitiés très fortes avec
tous ces gens différents qui l'avaient accueillis et
adoptés avec une immense compassion, mais sans
le débordement d'une pitié outrageuse, car tous
savaient que le petit était orphelin.
Les souvenirs de son premier voyage sur les mers
lui revenaient ainsi à l'esprit. De la traversée en elle
même, il ne se rappelait pas grand chose, l'ayant
passé prostré dans sa cabine suite au carnage de son
village. Mais le fil de sa lente métarmohose sur l'île
défila longuement devant lui, pour parvenir jusqu'au
moment le plus douloureux peut être de toutes ces
dernières années. Serré dans les bras de ce vieux fou
d'OwënStorm, son tuteur, son deuxième père, son
sauveur. Le Maître des Rêves en personne, celui qui
avait perçu tous ses secrets, celui qui l'avait choyé,
formé, éduqué, bousculé parfois. Celui sans qui il ne
serait plus de ce monde sans doute aujourd'hui.
Ce personnage admirable haut en couleurs qui avait
bercé toute sa jeunesse, celui là même qui sur le quai
lui sussura affectueusement à l'oreille, la larme à l'oeil
et le coeur résonnant fortement contre sa poitrine.
-"J'ai confiance en toi mon garçon! Et qu'Arryl veille
sur toi!"
Et il avait ajouté dans un dernier souffle à peine
perceptible, juste avant que Maël ne monte à bord.
-"Toutes mes pensées t'accompagnent!"
-"Je n'en doute pas un seul instant"
Avait suggéré mentalement le jeune homme et le
sourire que lui renvoya à cet instant le vieux sage,
le remplit d'amour et de tristesse à la fois.
Une autre page de sa vie se tournait désormais, un
destin bien plus puissant que lui, le guidait à présent
vers sans doute d'autres auspices beaucoup plus
sombre semblait il, mais il y avait là aussi l'indicible
espoir de retrouvé sa soeur un jour, sa jumelle, sa
chair, son sang. Ce lien du sang justement qui avait
ressurgit du néant brusquement, après toutes ces
années d'absence et qui prenait chaque jour une autre
ampleur, l'amenant irrémédiablement vers une nouvelle
dimension.

( illustration 1: Jeanpepe)
A suivre...
Oyé oyé, bonnes gens, ne croyez pas qu'Adunaphel se
la coule douce en cette veille de long week-end, que
nenni, bien au contraire il s'est mis en charge d'un dur
labeur dont il ne peut vous révéler tous les secrets ici
bas. Mais tout viendra en temps et en heure à qui sait
attendre!
Le chapitre 3 des Rêves Interdits, tarde à venir, mais
c'est pour la bonne cause. Car Adunaphel peaufine le
monde des Terres Immortelles en ce moment entre
deux tonnes de boulot, et oui il faut bien faire rentrer
des sous de temps en temps, c'est pas le tout de faire le
couillon avec le frangin, avec les copines, ou sur le net.
En attendant pour vous faire patienter encore un peu
et plutôt que des écrits, je vous propose aujourd'hui,
les portraits de nos deux jeunes héros avant leur
départ pour la grande aventure.
Pour se faire j'ai utilisé un logiciel très sympa de
création de portraits robots que vous trouverez ici,
si l'envie vous prend de vous amuser un peu.
Je l'ai utilisé comme base et j'ai fait le reste surtout
avec photoshop.
Voilà le résultat de ce que je m'imagine de l'apparence
de mes petits protégés.
Portrait de Maël (essai)

Portrait d'Erwan (essai)

Alors qu'en pensez vous?
(illustrations ErwinPale)
Vous en avez longtemps rêvé les filles,
et en ce jour de grâce du 22 mai
Adunaphel
l'a fait rien que pour vous.
Voici mon cadeau!!!

JOYEUX ANNIVERSAIRE
Et je n'oublie pas non plus Moyra,
qui est aussi du mois de mai
mais dont je n'ai pas la date exacte.
PLEIN DE GROS BISOUS
POUR VOUS LES FILLES!!!
Adunaphel
Qui pense bien à vous.
(Attention: à ne pas mettre entre toutes les mains)













