Voilà la Geoliere qui s'avance dans la lumière
des Terres Immortelles !
Repoussant les ténèbres, chassant le mécréant,
Ovoïda la Lumineuse s'impose majestueuse,
dans le sprint final de ce concours aux allures
enchanteuses et parfois trompeuses.
Quel délice, que d'avoir une telle messagère à mes
côtés, je n'aurai pu rêvé meilleure ambassadrice !
Car ici Lady Angel a gravé quelques mots pour
l'éternité et marqué de son empreinte cette course
éffrénée !





"Erwin Pale
Est mon guide
Et je deviens sa muse
Au pays des dragons
Où l'on ne dort jamais
Erwin Pale
Est ton guide
Si son discours t'amuse
Au pays des donjons
Ta compagnie lui sied"
Ô combien merci ma Dame, de ta gentillesse, de
ta patience et de ta compréhension pour le petit
souci de pps (ça ne passait pas au contrôle anti
dopage, hi hi).
Et même si nous n'avons plus l'animation,
intacte est l'émotion, et c'est ce qui compte
avant tout dans cette belle communion.
A bientôt,
Adûnä Faël
Source image du montage de Lady Angel :
Dragonologie encyclopédie des Dragons
Dragons Le guide du Maître Ed Nathan
Oyé oyé bonnes gens, voilà que, contre toute attente
l'équipe des Sribouilleurs en folie tentent un gros coup
de poker en envoyant sur la piste leur super joker.
Le Seigneur de Noghaard en personne, vient ici pour
redorer le blason de sa profession, qui à ce concours
n'était pas légions.
Maître Baldwulf tire une ultime salve et jette toutes
ses dernières forces dans la bataille pour déstabiliser
les adversaires et finir en beauté dans un grand baroud
d'honneur.
De sa plume subliminale, il assène un coup magistral
en nous proposant une histoire originale, comme il
sait si bien le faire sur ces propres terres.
Une rencontre anthologique en Terres Immortelles !
Le huitième voyageur
par Nicolas B. Wulf, aka Baldwulf
— Hocus Pocus ! Travelus overus ze scrinus !
Il y eut un "pouf ! ", un "whoof ! ", quelques étincelles
et une étrange fumée verdâtre. Et la pièce fut vide.
L'homme regarda autour de lui, ne reconnaissant pas
les lieux où il venait de se matérialiser. Où que porte
son regard, il y avait des montagnes, telles les
mâchoires de dragons se dressant vers le ciel.
Il était dans une sorte de clairière au sein de cette
forêt rocheuse, et un seul chemin y aboutissait, juste
en face de lui. Par contre, il put reconnaître certaines
des personnes qui se tenaient à ses côtés. Toutes
affichaient cet air un peu niais de celui qui ne sait pas
trop ce qu'il vient faire ici.
— Roanne ? C'est bien toi ?
— Honorius ? lui répondit la jeune femme.
Quelle bonne surprise !
Il reconnut également Zordar, le guerrier aquilonien ;
Sieglind, la dragonne passionnée d'opéra ; ainsi que
Sugi, la fourmiz collectionneuse de dragons. Il y avait
également deux hommes qu'il ne semblait pas
connaître.
— Vous êtes qui vous deux ? demanda Roanne.
Le premier des deux, grand, les cheveux longs,
se tourna un peu, de façon à se tenir de dos, à
contre-jour.
— Tu ne me reconnais pas comme ça ?
— Euh...
— Bald ? proposa Zordar après un instant de
réflexion.
— Ouais ! Bien vu Tonton, c'est moi.
— Ca ne nous dit pas qui est le deuxième,
remarqua Sieglind.
Et tous se tournèrent vers lui.
— Euh... Moi c'est Gérard.
— Connais pas !
— Connais pas...
— Connais pas.
— Je te connais toi, non ? Ah non, je confonds
avec un autre...
— Connais pas...
— Connais pas !
— Tu viens d'où ? C'est quoi le nom de ton blog ?
demanda Zordar.
— Bah en fait, j'étais en train de chercher "femme
jupes retroussées fantasy" sur Gougueule, et je me
suis retrouvé sur un site en suivant le premier lien
donné.
Euh... ça s'appelait...
— Erwin Pale ? proposa Sugi.
— Ouais, c'est ça ! Et puis là, "whoof ! ", je me suis
retrouvé ici avec vous. Trop cool, non ?
— Tiens, c'est drôle ! Moi aussi j'étais sur le blog
d'Adû ! dirent simultanément les six autres. Et ils
se regardèrent, les yeux écarquillés, lisant la même
incompréhension dans leurs regards. Zordar se tourna
vers Honorius.
— Avec Mikhalar, je connais bien les petits
désagréments que peut causer la magie.
Tu saurais ce qui c'est passé par hasard ?
— ..., répondit le sorcier.
— T'as quand même pas parlé en latin devant ton
écran ? avança Baldwulf.
— ..., répondit encore Honorius.
— Autrement dit, poursuivit Sieglind, on se retrouve
tous ici parce qu'on lisait au même moment un article
de Dûdû et qu'Honorius nous a téléporté ici sans faire
attention.
— Ah bah ça c'est malin ! s'exclama Roanne, cédant
presque à l'hystérie. J'ai pas que ça à faire que de me
balader dans les blogs toute la journée ! J'suis censée
être au boulot là...
Un bruit de pas, tel un grondement de tonnerre,
résonna subitement au milieu des montagnes.
Le pas d'un Titan à en juger par l'intensité.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda Sugi.
— Euh... je ne voudrais pas trop m'avancer, mais je
crois avoir vu huit visiteurs connectés sur le site quand
je lisais l'article, signala Honorius.
Une lueur de panique s'embrasa dans les yeux de
Gérard. Il prit ses jambes à son cou, détalant en
hurlant. Subitement, les lieux lui paraissaient un peu
moins cool.
Pendant ce temps, le piétinement du géant se
rapprochait dangeureusement, amplifié en échos
assourdissants par les pics montagneux. Les six
lecteurs transportés de l'autre côté de leur écran
appréhendaient la nature de la créature qui arrivait.
Les Terres Immortelles regorgeaient de funestes
chimères.
— Y doit pas être si gros que ça le bidule qui arrive,
sinon on verrait déjà le bout de ses tifs, remarqua
Sieglind, se voulant rassurante.
Pourtant le son étourdissant continuait à gagner
en intensité. Zordar regretta que sa précieuse
Sadantagueul soit restée bloquée en Aquilonia.
Tous six scrutaient avec une peur grandissante le
chemin qui débouchait là où ils se tenaient. Quand
la créature se fut suffisamment approchée, mais sans
pour autant être visible, une voix tonitruante, profonde
comme un gouffre insondable, s'éleva.
— C'est quoi encore ce bordel ! On peut pas créer
tranquillement ici !
De façon surprenante, ce fut un homme de corpulence
humaine, vêtu de divers tons de mauve et de pourpre,
un capuchon rabattu sur le visage, qui apparut au détour
du chemin.
— Dûdû ? proposa timidement Sugi. C'est toi ?
L'homme se débarassa de son capuchon, révélant un
visage sympathique qu'illuminaient un grand sourire et
des yeux rieurs.
— Sugi ! Roanne ! Sieglind ! Zouzou ! Honorius !
Bald ! Par les testicules d'Aronsün, qu'est-ce que
vous fichez ici ?
— Disons que..., commença Honorius.
— Disons qu'une malencontreuse expérience nous
a tous conduits ici ! termina Roanne en souriant.
— C'est génial de tous vous retrouver dans les Terres
Immortelles les amis ! s'exclama Adûnä Faël, le seigneur
des lieux. Vous avez donc osé franchir pour de vrai les
portes des Rêves Interdits !
— Ouais ! répondit Zordar. Alors, on fait quoi
maintenant ?
— Eh bien, puisque vous êtes ici, autant en profiter pour
vous faire visiter. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Allez on y va ! On reprend tout depuis le début !
Tous opinèrent. Pour rien au monde ils n'auraient
voulu perdre cette occasion unique de découvrir ces
terres mythiques de leurs propres yeux. Adû reprit la
parole, débutant l'histoire là où elle commençait.
— Il est raconté dans les anciens manuscrits, que
l'origine de ce monde, est issue du rêve d'Aronsün,
le créateur de toutes choses...
Le reste est connu des lecteurs, et ils le vécurent sous
leurs yeux émerveillés. Combien encore viendront à
leur suite s'égarer dans les Terres Immortelles, hôtes
des Rêves Interdits ? Aronsün seul le sait...
Fin
Hou la la, le Bald à fait très fort sur ce coup là,
et ça valait vraiment la peine de patienter jusqu'au
bout du bout pour se délecter de cet instant
savoureux et ingénieux.
Merci pour ta participation et bravo pour cette
belle prestation, chapeau l'artiste !
Et pauvre Gérard ! A mon avis ce sont les
coucougnettes d'Aronsün qui l'ont fait fuir, hi hi !
Quel concours mes amis, ça va être super chaud
pour les votes, moi j'vous l'dis !!!
A bientôt
Adûnä Faêl












