
Ainsi s'achève un mois d'absence
Confiné au coeur de ma citadelle
A tenter de libérer tous mes sens
Et d'en explorer chaque parcelle
Plongé dans une infinie torpeur
Allant bien au delà du rationnel
Epuisé par une dure année de labeur
Et quelques soucis existentiels
Il me fallait retrouver la source
Au delà du matériel et du professionnel
Là où mes ailes intangibles me poussent
Afin de me sentir à nouveau immortel
Loin de cette vie et de ses turpitudes
Il me fallait plonger dans les abysses
Pour me débarasser de cette lassitude
Et en extraire toutes les esquisses
Qui au fin fond de moi s'immiscent
Tel un passé souvent douloureux
Afin que tous les maux guérissent
Pour enfin en sortir plus heureux
Laissant de côté certaines rancoeurs
Pour qui de droit et de bon aloi
J'entame ici un retour en douceur
Pour qui a toujours une pensée pour moi
Ceci dans la joie
Et la bonne humeur
Ce n'est que moi
L'Adû rêveur

Adûnä Faël












