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"Cesses donc là tes palabres Maël fils du dragon, avant
de commettre l'irréparable! Le grand Ordonnateur te
fait demander de toutes urgence!"
L'intervention aussi soudaine qu'impromptue du Prieur
d'Asäsryl en personne laissa pantois les deux amis ainsi
surpris dans leur conversation intime.
"Je t'avais pourtant prévenu l'apprenti!"
Entendit encore Maël dans son esprit, parcouru d'un
terrible frisson glacial, levant d'instinct les yeux au
ciel pour apercevoir la grande silhouette d'Adrâzaël
le dragon planer au dessus de leurs têtes.
"Allons bon, qu'est ce encore que cette nouvelle
facétie et pourquoi appelez vous donc Maël fils
du dragon?"
Intervint Erwan de plus en plus intrigué par la
tournure des évènements et quelque peu excédé
de se faire ainsi dérangé.
"Quant à toi Erwan le fougueux, je te conseille
vivement de rejoindre le Maître OwënStorm puisque
tu es quand même entré dans la confidence malgré
nos avertissements à ton compagnon. Il saura bien
quoi faire de toi à présent!"
S'adressa ainsi le Prieur au jeune homme, d'une
voix aussi blanche que le masque qui lui couvrait
tout le visage.
Les deux amis s'observèrent l'un l'autre un long
moment avant de pouvoir réagir. Erwan cherchant
dans les yeux de Maël la moindre once d'explication
mais celui ci arborait une telle expression de
désolation qu'il n'insista pas plus avant et se retourna
vers le Prieur qui ne semblait pas broncher non plus.
Le temps resta ainsi comme en suspension ou la
tension grandissante devenait presque palpable.
Puis l'agacement d'Erwan devant tant d'énigmes
se transforma rapidement en une grande colère.
Il planta là son ami et le Prieur et se dirigea vers
la sortie de la terrasse.
"Cette fois ci s'en est trop, puisque c'est ainsi je m'en
vais voir de ce pas le grand Maître et par Arryl il va
me les donner ces sacrées explications!"
Maël complétement abasourdi regarda son ami
s'éloigner à grands pas nerveux, envahi par cette
ire qu'il ne lui connaissait pas d'habitude.
Mais le Prieur ne lui laissa pas un instant pour
souffler et lui attrapa fermement le bras.
"Allons y, le temps presse jeune Maël"
La Luciole ayant assistée à toute cette scène bien
étrange, put enfin sortir sans danger de sa cachette.
Elle se précipita à la poursuite du grand gaillard qui
ne semblait pas content du tout et qui filait comme
un dératé vers les hauteurs de la cité.
Tout en le suivant à une distance raisonnable pour
ne pas se faire repèrer à nouveaux, elle se demandait
pourquoi on l'avait chargé de surveiller celui ci, alors
qu'il semblait que se soit l'autre qui détenait des
secrets bien mystérieux. Encore une subtilité de sa
maîtresse qui lui échappait.
( illustration 1: ErwinPale - illustration 2: Amy Brown )
A suivre...
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